vendredi 10 mars 2023

Plaire ou (et) ne pas plaire : Schrödinger

Après le "avec plaisir" de Schrödinger, je serai toutefois absente quasiment un mois : rattrapée par ma surinfection dentaire, je cumule antibiotiques, cortisone et antidouleurs. J'ai de la fièvre, les antidouleurs m'offrent à peine 2h de répit à chaque prise, et je n'ai plus mes règles : je crois que mon corps est au bout du rouleau. 
Je ne peux plus sortir, et encore moins aller faire du sport. Le jour où, allant un peu mieux, je retente, un tout petit cours de 30 min, je fais un malaise - Gorilla, qui a eu visiblement très peur, me sermonne : on ne fait pas de sport quand on est sous antibio, encore moins quand on est dans ton état ! 
Honteuse, je rentrerai chez moi, et resterais à nouveau quelques semaines inactive.

Lorsqu'enfin je peux reprendre presque normalement le sport, quoique sans trop forcer, c'est Schrödinger qui est absent : il s'est déchiré le psoas.

Finalement, ce n'est pas plus mal : très bien, passons à autre chose, de toute façon j'ai surement surinterprété, retournons à la solitude sereine et sécurisante !

mercredi 1 mars 2023

"L'envie de plaire : c'est terminé" (affirme-t-elle sourcils froncés)

 Je suis apaisée depuis de nombreux mois : d'une humeur plutôt égale, appréciant ma solitude, et totalement détachée d'une éventuelle vie amoureuse, sentimentale ou sexuelle.
Maxence, qui était le premier gars qui s'intéressait à moi IRL et hors rendez-vous Agence, a douché l'éventuelle envie que j'aurais pu avoir de faire entrer quelqu'un dans ma vie - ou dans mon lit. 

Comme dirait une philosophe des années 2000 :
(C'est cadeau)

lundi 20 février 2023

J’ai des nouveaux voisins (et ma vie est devenue un enfer)

J'adore ma maison. Je l'aime de plus en plus, au fur et à mesure que je fais des travaux et qu'elle s'embellit au grès de mes envies - et puis il y a cette magie, de voir que mes idées, même parfois les plus risquées, donnent des résultats qui dépassent mes espérances : verrière d'intérieur, lambris, étagère-balançoire après la poutre... Je m'émerveille à chaque fois, et aime passionnément mon intérieur.
J'aime aussi mon jardin, et surtout le calme de ma rue. Certes, il y a une famille quelques numéros plus loin qui parlent très très TRES fort l'été lorsqu'ils sont dehors, et une petite vieille de 92 ans qui se passionne pour la vie des autres, mais ça reste vivable.
Et puis, cet été, une nouvelle famille à emménagé juste à côté.

lundi 6 février 2023

Ma nouvelle salle de sport

 Ca parait sans doute très superficiel, et pourtant... J’ai un rapport au sport passionnel, parfois obsessionnel, mais surtout vital.
J’ai découvert les salles de sport il y a une dizaine d’année, et plus spécifiquement les cours Les Mills. J’étais sous antidépresseurs (donc : en dépression), et je me débattais dans mon océan intérieur pour tenter de retrouver la surface. Je ne sais plus pourquoi j’ai poussé la porte du Coliseum à l'origine
Ce qui est sûr, c'est que ça a changé ma vie.

jeudi 26 janvier 2023

La non-histoire de Jean-Gilbert et moi (et Gertrude) 2/2

La non-histoire de Jean-Gilbert et moi (et Gertrude) : Partie 1

En octobre, j'ai passé un week-end avec Jean-Gilbert. 
Nous nous sommes retrouvés pour un festival littéraire, et avons cohabité deux jours dans un appartement minuscule. 
Ça m'a rappelé ces vieilles histoires : plus d'une fois, nous avions dormi tous les 3 dans la chambre étudiante de Gertrude en sortant de boite. Ce temps très lointain où ma peau n'était pas tatouée - j'étais une autre.

vendredi 13 janvier 2023

La non-histoire de Jean-Gilbert et moi (et Gertrude) 1/2

 J'ai rencontré Jean-Gilbert à vingt ans. 
Non, correction : Jean-Gilbert m'a été présenté.

J'étais en pleine crise d'orientation, je sortais de deux ans aux beaux-arts, étant désormais persuadée que ce n'était pas ma voie, mais incapable de savoir laquelle choisir. Comment choisir ce que je ferai toute ma vie ?!
J'avais fait une année de fac pour ne pas rester inactive, je travaillais en même temps dans un restaurant et je faisais des inventaires la nuit. J'étais épuisée, perdue, et persuadée, avec toutes mes inébranlables certitudes de jeune adule, d'avoir entièrement et irrémédiablement ratée ma vie, pour toujours.

J'étais resté en contact avec Gertrude, une copine de lycée - ou plutôt, celle-ci était restée en contact avec moi. Et c'est elle qui m'avait présenté Jean-Gilbert. « Vous êtes fait pour vous entendre ! Il est célibataire, et vous iriez trop bien ensemble ! »

Ca aurait pu se passer aussi simplement que ça.