mardi 7 mai 2019

La clôture : Lettre à cet Ostéo

Le lendemain de ma 4e séance, j'ai passé ma journée à lui écrire. A organiser ma pensée. A vider mon sac. Ça a donné une lettre de 3 pages bordélique et démente.
Et sincère.
En d'autres termes, c'était très "moi".
Même si, comme dirait Copine#1, c'est pas comme ça que je démontrerai mon absence de maladie mentale.

Pendant l'écriture, je me suis sentie bien. Mais genre BIEN.
Je me libérais au fur et à mesure. 
Et je me sentais tellement bieeeen !
Révélation : ce qui m'empoisonnait, c'était ce que je ne disais pas.
Mais à ce point ?! Il faut croire que j'ai vraiment un souci avec les non-dits et les mensonges.

Bon, bien sûr, toute cette lettre hurle à plein poumons "J'ai fait un transfert !", et si je n'ai jamais employé exactement le terme, ces trois pages en sont une définition assez claire - entrecoupée de parenthèses, de digressions et de réflexions capillaires.

Une fois que la lettre était écrite, je lui ai envoyé un texto pour avoir son adresse mail, et j'ai envoyé tout ça.
Libération.
Je suis convaincue : ça va beaucoup mieux. Je ne retournerai pas le voir. L'histoire de l'Ostéo, c'est bon, c'est fini. J'avais besoin d'une clôture, et c'est chose faite.
J’avais juste besoin de trouver comment. 

lundi 6 mai 2019

Quatrième séance : Dernière séance ?

Après la dernière fois, et sa drôle de décision de ne pas poser de rendez-vous, je me suis finalement sentie plus libre - et puis j'avais la possibilité de lui écrire à tout moment pour reprendre rendez-vous, et en fait j'adorais ça. 
Je lui parlais toujours dans ma tête à longueur de temps, mais j'envisageais aussi de ne plus le revoir : j'avais nettement moins mal, et il me semblait que je n'avais plus besoin de ses services.
... J'ai toutefois revu mon jugement lorsque je me suis retrouvée coincée tout un week-end. 

lundi 29 avril 2019

Le cimetière des souvenirs


Ça me titillait depuis longtemps, et je suppose que mes introspections chez la psy ont données la dernière impulsion : retourner dans mon ancien bahut, à l'occasion des portes ouvertes annuelles.

lundi 15 avril 2019

Troisième séance : Doutes


J'ai passé trois semaines à lui parler dans ma tête. Trois semaines à faire des conversations imaginaires, et à attendre le rendez-vous suivant.
Mais aussi 10 jours de détresse profonde, à ressentir plus que jamais ma solitude, à soudain ressentir l'envie impérieuse d'avoir quelqu'un dans ma vie – pas un sexdate, ni même forcément du sexe, juste quelqu'un qui me tient contre lui, et qui joue avec mes cheveux. Je rêve de m'endormir contre un corps chaud, écouter battre un cœur, entendre la voix de quelqu'un tout contre moi. 
10 jours à me dire que tenter d'aller mieux, c'est de la connerie, que je finis toujours par aller pire, et toute cette énergie est gâchée pour rien. 10 jours à avoir envie de mourir, ou de me faire mal. Et quelques jours à lui en avoir voulu de m'avoir fait ressentir ça, même si au final je suis la seule à blâmer.
Oh non, le petit rongeur est revenu, et il me grignote la tête à nouveau.