J'oscillais entre des moments d'euphorie et des moments de profond désespoir, avec une violence et une incohérence incontrôlable. Je tentais de faire bonne figure, mais ce n'était pas gagné ; cela dit, j'avais fini par avouer à ma mère que j'avais fait un mini burn-out, et ça me simplifiait un peu la tache, et me permettait de ne pas être obligé de tenir le masque - même si j'en concevais une grande honte.
Après l'Apocalypse, qui m'avait fait cruellement comprendre que j'avais peut-être encore des blessures à vif, je me demandais si je devais parler à ma mère - sujet déjà abordé avec ma psy, où je lui confiait notamment ma gêne de plus en plus grandissante au sujet de ma mère, que je n'arrivais plus à regarder dans les yeux ni à prendre dans mes bras.
Elle m'avait répondu, avec son air malicieux « Vous lui parlerez quand ça viendra ».