mercredi 29 mars 2017

Ma vie est une sitcom nulle / Le mec-de-la-salle est un salaud, Hector divorce

Mettez à profit vos connaissances télévisuelles honteuses, et veillez à chanter le générique de « Dallas » en lisant cet article.


Dimanche, Hector m’a proposé d’aller se promener au soleil. Très attentif, très prévenant. Je le soupçonne de sentir que je m’éloigne depuis l’épisode à la salle de sport, et de reprendre une attitude choupi pour endormir ma méfiance. Ou se rattraper.
On a ensuite été dormir chez lui et le matin il m’a déposé chez moi, puisqu’il allait ensuite au tribunal et je n’habite pas trop loin (en tout cas moins loin que lui, à 25km paumé dans sa campagne). Lundi était le jour où le divorce était officiellement prononcé.

Lundi midi, en allant au sport, désagréable sentiment : putain le-mec-de-la-salle sera là. Je le sens.
Je me dis que mes pseudos intuitions sont idiotes, que c’est impossible, il travaille, il ne peut pas être là. Le lundi midi, c’est le cours où je suis assurée d’être seule et tranquille.
Je le sais, pourtant, que j’ai des intuitions délirantes à propos de ce gars, et ce depuis le début.
Sur le parking, je vois sa voiture, immatriculé d’un autre département.
Je me dis : « C’est peut-être quelqu’un qui a la même voiture, immatriculé dans le même département ! ».
Bien sûr que non.
Arrivé en salle de cours, je le vois immédiatement. Je me fige, crispée. Il est seul, il me regarde dès mon entrée et il me… sourit ?! Très joli sourire, pas du 100 000W, mais ses yeux se plissent joliment et on voit ses fossettes.
Je m’enflamme de rage.
Sale petit enfoiré, fils de chacal, quand ta copine est là, tu baisse les yeux, et en son absence, tu fais le beau-gosse ?! Pendant tout le cours, j’ignore royalement sa présence, tout en fulminant, à me dire « Mais oui, et puis viens me parler tant que t’y es, que je te ris au nez, que je t’arrache les yeux !! ».

Oui oui, je vais au sport pour me détendre, pourquoi ?

Après le cours, je prenais le train pour me rendre à Reims, où j’avais une formation le lendemain. Plaisir de m’éloigner quelques jours de ma ville, de mon quotidien, de prendre de la distance. De me retrouver avec moi-même quelques temps.

Lundi soir, Hector me téléphone. Me raconte son divorce. Me dit que ça lui fait bizarre. Me dit qu’il a été prendre un verre et discuter avec VeronikéDavina, sur sa demande. Qu’ils ont beaucoup discuté. De plein de choses.
Petit temps d’arrêt.
« Bon, je te le dis à toi, je sais que tu ne le diras à personne ».
Je commence à m’inquiéter.
« VéronikéDavina est enceinte »
Je reste sans voix. Il précise que c’est de son nouveau mec, pas de lui. Que c’est un accident, elle prenait la pilule, mais au début il y a une période d’adaptation, et un risque.
« Elle est enceinte de 4 mois ».
Ah oui quand même.
« Et il y a autre chose »
Là je sentais arriver un truc qui me plairait moins.
« Elle m’a demandé des nouvelles, si je voyais quelqu’un. Je lui ai parlé de toi. Et puis avec ton prénom, elle voyait pas. Alors j’ai montré une photo de toi. Là elle voyait mieux ».
J’étais dépitée : « Tu aurais pu me demander mon avis quand même. Tu sais que je suis mal à l’aise avec cette histoire, tu m’en aurais parlé avant, je t’aurais demandé de ne pas me citer ».
Je n’ai pas ajouté « Surtout après le cirque que tu m’as fait il y a quelques jours à la salle », mais le cœur y était.
« Qu’est-ce que ça peut faire ? Tu ne la reverras pas de sitôt de toute façon. Et d’ici à ce qu’elle revienne, tu auras changé de salle ! »
Oui alors bon, changer de salle, c’est gentil, mais malgré le fait que c’est le théâtre des passions là-bas, les tarifs sont attrayants, et surtout les horaires me permettent d’y aller 2, voir 3 fois par semaine. Ce qui n’est pas le cas des autres salles. Et ça, c’est quand même important dans la balance. Non parce que quitte à payer 450€ à l’année, c’est mieux si je peux aller aux cours, il me semble. Sinon je peux aussi juste arrêter d’aller à ma salle actuelle.
Et que tu le comprennes ou non, Hector, c’est un fait : ça me dérange. Ne peux-tu pas juste prendre en compte ce que je ressens ?!

Ils vont tous me rendre dingue.

Conclusion :
La Greluche de la salle me hait, me fusille du regard quand le-mec-de-la-salle est là et baisse les yeux quand il n’est pas là.
A l’inverse, le mec de la salle baisse les yeux quand sa greluche est là, et me sourit en son absence.
(Quelque chose me dit qu’il y aurait une étude très intéressantes à faire sur ces deux attitudes)
Hector est divorcé.
Son ex-femme est enceinte.

Dallas, vous disais-je.

2 commentaires:

  1. Le principal est que Hector n'est plus marié ? Toujours retenir que l'essentiel !

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