jeudi 1 janvier 2026

Bilan 2025

Mon dernier bilan datait de décembre 2022 (!), où je disais, justement, que j'adorai l'exercice. 
Et soudain, nous voilà le 1er janvier 2026 !
Bilan de ces 3 ans ?

vendredi 12 septembre 2025

La semaine de vacances la plus étrange de ma vie

 Je quittais mon travail le samedi, pour aller retrouver mon petit frère, en "permission" autorisé par l’hôpital psychiatrique.

samedi 23 août 2025

Et Lilith est partie

Quelques temps après mamie, lors du rendez-vous trimestrielle où Lilith terrorisait tous les vétérinaires et assistantes (au point qu'elles enfilaient la combinaison anti gros chiens), l'examen a détecté un autre problème : des masses étranges dans son estomac. 
"Soit c'est un problème de vers. Soit c'est quelque chose de grave".
Nous avons vermifugé.
Mais les masses sont restées.

lundi 11 août 2025

Le jour où j'ai quitté mon taf

Cela faisait déjà quelques temps que je n'étais plus très épanouie à mon travail. 
Mais "ça allait". 
Des moments plus pénibles que d'autres, des périodes vraiment très difficiles... et puis ça allait mieux.
 
Jusqu'à ce que ma Directrice prenne sa retraite.
 
J'ai toujours eu beaucoup de respect et d'admiration pour elle, mais il faut avouer que depuis le COVID, elle n'était plus trop à prendre avec des pincettes. 
Les 2-3 ans qui ont précédé sa retraite ont été particulièrement houleux, et nous avons tous poussé un soupir de soulagement général à son départ.
 
Elle fut remplacée par son adjointe, une collègue qui avait commencé tout en bas de l'échelle, et qui avait grimpé les échelons. Pas en marchant sur la tête des gens pour autant - non, ça, elle l'a fait après.
 

vendredi 18 juillet 2025

Les nouveaux voisins 1/2

 Je parlais ici de l'arrivée de nouveaux voisins - et de l'enfer que mon quotidien était devenu. Cette histoire a duré presque un an. Un an de fêtes quasiment toutes les nuits, de bruit, de cris, de musique, de bagarre devant la maison, de déchets jetés dans le jardin (couches de bébé, emballage de bonbons, de gâteaux, enveloppes,... Sans parler des jouets des enfants).
La mairie était informée, et m'avait juste dit : "c'est bien triste, la propriétaire de cette maison est une marchande de sommeil qui loue à n'importe qui".
 

mardi 17 juin 2025

Papy est à l'hôpital

Nous étions deux mois après les funérailles de Mamie. 
Je faisais les allers-retours presque tous les weekends pour aller aider à vider la maison : Papy souhaitait enlever toutes ses affaires, et les donner. 
J'estimais qu'il était important qu'on fasse exactement ce dont il avait besoin.

J'alternais entre mon travail, où tout allait de plus en plus mal, et les allers-retours pour le tri des affaires. 
Et je me demandais à quel moment j'aurai le temps pour commencer à faire mon deuil.

samedi 10 août 2024

Mamie est à l'hôpital (8/8): les funérailles

 Les funérailles ont eu lieu dans l'église où j'ai fait ma communion. Peut-être même y ai-je été baptisé. Mon école primaire était juste à côté - et j'adorais aller faire du patin à roulettes (oui, on disait encore "patin à roulettes") sur le parvis de l'église, qui était super lisse et qui roulait bien mieux que les trottoirs irréguliers - mais le curé ne voulait pas, parce que ça abimait les marches, alors je me faisais chaque fois houspiller.

dimanche 7 avril 2024

Mamie est à l'hôpital (7/8)

A partir de ce moment, après ces minutes à l'entourer dans un silence de cathédral, c'est un branle-bas de combat : les infirmières entrent, le médecin arrive et nous demande de sortir, et, hébétés, nous nous retrouvons dans le couloir, choqués, dépassés. Aucun de nous ne dit rien. On sait. Et pourtant, c'est seulement lorsque le médecin - le grand dadais, comme disait mamie - ressortira,  et nous serrera la main en nous présentant ses condoléances, que nous laisserons éclater notre tristesse.

lundi 18 mars 2024

Mamie est à l'hôpital (6/8)

Le jour de l'anniversaire de mariage, mamie n'était déjà plus vraiment consciente. 
Les jours qui suivirent, elle ne le fut plus du tout. 
Nous continuions à l'entourer, à la masser quand elle gémissait dans son sommeil, à lui tenir la main. Mais désormais, nous n'avions plus d'échanges avec elle. 

lundi 4 mars 2024

Mamie est à l'hôpital (5/8)

 J'ai le sentiment que l'on marche sur un fil. Nous vivons des moments suspendus, et ça ne durera pas longtemps : le fil, c'est mamie. C'est la vie avec elle dedans. Et bientôt, ce fil va casser. Et le monde qui existera alors, ce sera un monde que je ne connais pas. Un monde sans elle.

lundi 12 février 2024

Mamie est à l'hôpital (4/8)

Nous étions donc désormais au complet - moins mon oncle, qui a préféré bouder... Au grand soulagement de tout le monde, il faut bien l'avouer.

C'est aussi là où l'état de mamie s'est mis à se dégrader très vite. Les médecins n'étaient guère surpris : toute sa volonté était tournée vers le fait de revoir ses enfants une dernière fois. Désormais, elle pouvait lâcher prise.

C'est à ce moment là que nous avons commencé à dormir à l'hôpital. L'arrivée des deux garçons nous a simplifié un peu la vie : ils logeaient chez papy, s'occupaient de lui faciliter la vie et de le soutenir. 
Ca nous rassurait beaucoup - et je n'avais plus à ajouter un détour de 30 min pour le déposer, avant de rentrer dormir un peu.

dimanche 21 janvier 2024

Mamie est à l'hôpital (3/8)

 A partir de ce moment, je flotte quelques pas au dessus de ma tête. Lorsque je le lève pour aller à l'hôpital, j'ai l'impression que mon corps fonctionne en pilote automatique, comme une marionnette, et que mon esprit en tire les fils, loin au dessus, quelque part. 
Je me souviens d'un matin où je descendais l'escalier de l'immeuble de ma mère. Le soleil tombait paresseusement sur les marches, m'éblouissant à demi, et j'avais l'impression qu'à tout moment, quelqu'un couperait mes fils, et que j'allais juste m'effondrer comme une poupée de chiffon. 
Je ne comprenais pas comment je tenais debout. Comment c'était juste possible.
Et pourtant, je ne suis jamais tombée.

vendredi 8 décembre 2023

Mamie est à l'hôpital (2/8)

 Je sais que je dois être courageuse, et afficher un visage rassurant. Comme la fois où j'ai été rejoindre mon petit frère qui s'était fait renverser par une voiture : j'avais mis un masque souriant, et fais quelques petites blagues, mais malgré tous mes efforts, j'avais eu du mal à cacher mon effroi devant la cicatrice qui lui traversait le visage. 

C'est le même hôpital - ironie du sort, le service enfant est justement au bout du couloir, juste après l'hématologie. 
Lorsque j'entre dans la chambre, mamie me semble minuscule dans ce grand lit, et cette pièce si blanche. Ses bras sont couverts d'hématomes noirâtres. « C'est ce fichu cardegic ! », dit-elle. Et les multiples tentatives de perfusions sur sa peau si fine et si fragile. 
Elle gardera ces hématomes jusqu'au bout. 

vendredi 24 novembre 2023

Mamie est à l'hôpital (1/8)

C'était un samedi. J'étais au travail, une journée ordinaire, une fin de semaine fatigante.
Un jour comme un autre. 
J'ai reçu un message : "Mamie est aux urgences depuis ce matin. Appelle-moi quand tu sors". 
Mille choses me sont passées par la tête. Et puis une autre, prégnante, idiote : depuis deux mois, chaque semaine un collègue perd quelqu'un de sa famille. Et ça y est, c'est mon tour.
Peut-on se dire quelque chose de plus absurde que ça ?

lundi 17 avril 2023

Le 3e date avec Schrödinger

Jusqu'à présent, tout se passait très bien.
Nous avions eu un premier date, où je l'ai emmené boire un chaï dans un nouveau café qui a ouvert dans notre ville. Super moment - et il est tombé amoureux des chaï.

Le deuxième, nous devions aller faire du shopping de sport pour moi (mes fringues ont quelques années, et j'étais à 1 squat de me retrouver en culotte).
Je me retrouve néanmoins embarqué chez Schrödinger par sa mère, qui veut absolument m'inviter boire un thé avant et après le shopping. Je lui ai fait visiter mon lieu de travail, et il semblerait qu'elle m'adore. Hem, pardon : qu'elle M'A-DO-RE.
Je me suis demandée aussi si Schrödinger avait préféré la faire venir pour me mettre à l'aise.

Bon, soit.

3e date.
On se chauffe depuis des jours au sujet d'un shopping de maillot de bain. 
Objectif : Schrödinger n'a pas de maillot, et on voudrait aller dans des thermes ensemble. (oui, on n'a pas été plus loin que se presser brièvement la main, mais on envisage une sortie super romantique).
On se prévoit donc une séance de shopping - cette fois, pour lui. Il me demande si je souhaiterais regarder pendant qu'il essaie, me dit que je peux toucher si je veux.
Ça m'excite à mort.

Le jour J arrive.
Et là il me dit "Ça t'embête si ma mère vient avec nous ?".
Bordel de merde.
C'est vraiment une vraie question ?!
On va boire un golden Mylk chez moi. Je me dis "on arrivera bien à la renvoyer chez elle pour pouvoir aller flirter tranquillou"
Mais elle s'incruste.
TOUTE 
LA 
PUTAIN 
DE 
JOURNEE
Je sens bien qu'il est emmerdé, tiraillé entre nous deux. Il n'ose même pas lui dire qu'on prévoit d'aller dans des thermes. D'ailleurs, quand il commence à évoquer le sujet, elle affirme "bah, tu ne vas pas aller aux thermes ! N'importe quoi ! Et puis c'est pas la saison !". Il me jette un regard implorant. Je hausse un sourcil : Oh, non ! Alors là mon gars, tu te débrouilles ! Je ne rentrerai pas là dedans ! J'ai passé l'âge de demander l'avis aux parents !
Je comprends au passage qu'elle ne sait pas qu'on a prévu un shopping tous les deux. D'ailleurs quand il évoque Decathlon, elle le coupe "Ah ben ça tombe bien, tu m'emmènera lundi ! J'ai besoin de baskets !"

Wokay !
Je me lève et prend congé.
Chacun sa croix, mec !
Il me lance un petit "On se prévoit un shopping lors de ton retour de Paris ?"
J'éclate d'un rire sans joie. "Ouais... ouais c'est ça".
Honnêtement, je n'y crois plus.

Il m'écrira "Désolé pour maman, elle est un peu collante, ahah"
Un peu ?!
AHAH ???!!!

Je suis folle de rage, énervée, et surtout, extrêmement frustrée.
On s'est comporté toute l'aprem comme des ados, à s'effleurer l'air de rien, à se tenir trop près, à entrer maladroitement en contact l'un avec l'autre, pendant que sa mère avait les yeux ailleurs. 
Sauf que je n'ai plus l'âge de demander les avis des parents. 
Et pour rien au monde je ne voudrais y revenir.

Ouais, ok, 90% de ma colère est dû à ma frustration, et j'ai juste une folle envie de lui. 
Mais n'empêche !

Je suis fin énervée, et je ne parviens pas à redescendre. Je mobiliserai donc les copines - puis les rejoindrai au bar, où doit commencer un concert de death metal.
Exactement l'ambiance qui s'accordera à mon état d'esprit.

Lorsque j'arrive, il y a Pomme, Sakura (une amie en commun), et ses deux meilleurs amis.
Tous sont partagés entre compassion et fou rire.
Sakura me tend son verre "Tiens. Boit"
Et Pomme de me mettre un coup de coude : "Tu vois pourquoi c'est ma meilleure amie ?"

Oh, j'ai tellement bien fait de venir !

On entre dans le bar.
J'ai rendu son verre à Sakura. 
Je vois le Joueur d'Echecs.
Manquait plus que ça.
Il est avec une de mes collègues. Je tire la gueule. 
Celle-ci vient me saluer, avec une autre fille, amie du Joueur D'échecs, qui me salue un peu de haut. Et ma collègue "Mais tu connais Mademoiselle B. ?!"
"Oui, on se connait".
Je ne peux pas m'empêcher de grimacer.
Fou rire des autres : "Tu peux plus passer inaperçu hein ?"
Putain !
C'est là où je croise le regard du Joueur d'Echecs.
Qui... me regarde, lève son verre, et...  me fait un signe de tête.... ?!
What the... ?
Je lève mon doigt. 
Le majeur, évidemment.
Sakura me redonne son verre : "Tiens, finis le. Vraiment. J'insiste".

Je vais me prendre une pinte de Delired, et je reprends un verre à Sakura.

C'est quoi cette journée ?!

Le concert commence.

Je me laisse embarquer par la musique. Que c'est BON.
Et je bois.
Et donc je suis bourrée.
J'écris à Schrödinger, qui m'a réécrit entre temps, inquiet de mon silence.
J'ai bu, mais j'écris sans doute le message le plus direct et le plus correct dont j'étais capable. Du moins au vu de mon état, et du contexte.


Il y a un des mecs que j'ai rencontré au speed-dating. Je suis à deux doigts de lui dire "Est ce que tu accepterai qu'on s'embrasse juste devant mon ex pour le faire chier ?"
Et parce que je pue la frustration.

Schrödinger me répondra une vingtaine de minutes plus tard.

Réponse plus qu'acceptable, qui, je dois l'avouer, me soulage - et surtout, fait naitre une myriade de papillons dans mon ventre.
Validée à l'unanimité, du groupe qui soupire de soulagement devant cette issue heureuse. 
Je les soupçonne de se dire qu'avec un peu de chance, je ne reprendrai pas un verre de plus, et qu'on s'en sortira sans que j'aille péter sa gueule au Joueur d'Echecs. (En réalité, ils peuvent dormir tranquille : aucun de mes ex ne mérite que je finisse au tribunal pour coups et blessures. Et je ne suis pas assez bête pour les laisser avoir ce pouvoir sur moi).

Mais qu'on soit clair : je suis totalement torchée. 
J'ai le verre de Sakura + une pinte de Delired (8 degrés) dans le ventre - à jeun. 
En rentrant, je décide de me faire une couleur au henné, en mélangeant les poudres complètement au hasard. (Spoiler alert : Incroyable, le résultat est vraiment canon ! ... Dommage, je ne saurai pas le refaire)

Finalement, cette journée ne finit pas si mal.

.... Putain, moi aussi j'ai tellement, tellement, tellement envie de lui.
Il est plus que temps qu'on passe une étape.

dimanche 9 avril 2023

Schrödinger

Schrödinger a provoqué une véritable bataille en moi : une guerre nucléaire entre deux adversaires qui s'opposaient. Problème : les deux, c'était moi.
Alors c'était un peu compliqué.
Mais il s'agissait sûrement de l'aboutissement logique à rencontrer un mec qui s'appelle Schrödinger.

Rappel des épisodes précédents :
J'ai rencontré Schrödinger à la salle de sport. J'étais, habillée d'un sarouel rouge et d'un pull de noël avec une caisse de légumes dans les bras. Nous avons parlé de soupes, et de notre passion commune à ce qu'elles soient bien épaisses, surtout en hiver. (Véridique)
Mais, comme habilement précisé plus haut, j'étais vêtu comme un sapin de noël. Je me suis donc dit qu'il ne pouvait pas être intéressé par moi. 
Le fait est que je me trompais.
Sauf que je ne me sentais pas prête : ni à reproduire l'habituel chemin de croix avant de m'ouvrir à un autre, ni à prendre le risque de me tromper.
Et puis il y a eu la pièce de théâtre que j'ai été voir, et qui m'a bouleversé, et qui m'a fait me demander si la seule chose qu'il ne me restait pas à faire, c'était juste : vivre.

Et si c'était juste à moi, de choisir de m'ouvrir au monde ? Juste comme ça, en le décidant ?

lundi 20 mars 2023

La bataille des deux Mademoiselle B.

Tendresse©Axelle_de_Russé



Ca fait un mois que Schrödinger et moi nous écrivons. 
Beaucoup. 
Beaucoup. 
BEAUCOUP.

A parler de nos passions communes, mais aussi, forcément, à se dévoiler l'un à l'autre. 

Arrive (forcément) le temps des confidences.

vendredi 10 mars 2023

Plaire ou (et) ne pas plaire : Schrödinger

Après le "avec plaisir" de Schrödinger, je serai toutefois absente quasiment un mois : rattrapée par ma surinfection dentaire, je cumule antibiotiques, cortisone et antidouleurs. J'ai de la fièvre, les antidouleurs m'offrent à peine 2h de répit à chaque prise, et je n'ai plus mes règles : je crois que mon corps est au bout du rouleau. 
Je ne peux plus sortir, et encore moins aller faire du sport. Le jour où, allant un peu mieux, je retente, un tout petit cours de 30 min, je fais un malaise - Gorilla, qui a eu visiblement très peur, me sermonne : on ne fait pas de sport quand on est sous antibio, encore moins quand on est dans ton état ! 
Honteuse, je rentrerai chez moi, et resterais à nouveau quelques semaines inactive.

Lorsqu'enfin je peux reprendre presque normalement le sport, quoique sans trop forcer, c'est Schrödinger qui est absent : il s'est déchiré le psoas.

Finalement, ce n'est pas plus mal : très bien, passons à autre chose, de toute façon j'ai surement surinterprété, retournons à la solitude sereine et sécurisante !

mercredi 1 mars 2023

"L'envie de plaire : c'est terminé" (affirme-t-elle sourcils froncés)

 Je suis apaisée depuis de nombreux mois : d'une humeur plutôt égale, appréciant ma solitude, et totalement détachée d'une éventuelle vie amoureuse, sentimentale ou sexuelle.
Maxence, qui était le premier gars qui s'intéressait à moi IRL et hors rendez-vous Agence, a douché l'éventuelle envie que j'aurais pu avoir de faire entrer quelqu'un dans ma vie - ou dans mon lit. 

Comme dirait une philosophe des années 2000 :
(C'est cadeau)